Réduire le dojo à une simple « salle de sport » serait passer à côté de son essence profonde. Car le dojo est bien plus qu’un espace physique : c’est un lieu de transmission, de transformation et de recherche intérieure.
Aux origines du mot
Le terme japonais dōjō (道場) signifie littéralement « le lieu de la voie ». Dans la Chine ancienne (dao chang), il désignait un lieu sacré propice à la rencontre avec quelque chose de plus grand que soi.
Un miroir intérieur
Sur le tatami, il est impossible de tricher : le corps révèle nos excès et l’entraînement met à nu notre véritable attitude. En affrontant un partenaire, ce n’est pas seulement l’autre que l’on rencontre, mais aussi soi-même.
Un espace sacré
Le sacré ne réside pas dans la religion, mais dans la qualité de présence qu’on y cultive. Saluer le shōmen est un geste de gratitude envers la tradition et ce qui dépasse notre individualité.
« Le dojo est dans notre cœur ; là où est notre cœur, réside notre dojo. »
Chaque instant est une occasion de marcher sur la voie.